Je teste Sora d'OpenAI et c'est de la merde

Je teste SORA d’OpenAI et… c’est à ch**r !

Depuis l’annonce de SORA par OpenAI, tout le monde s’emballe : « C’est la révolution de la vidéo ! Hollywood tremble ! Les vidéastes sont foutus ! » Bon, comme j’aime me faire mon propre avis, j’ai décidé de tester SORA. Actuellement, SORA n’est pas disponible en France, mais accessible au Canada.
C’est pourquoi je le teste pour la communauté Mapping Motion, afin de voir s’il mérite réellement tout ce buzz.

1. Une technologie impressionnante… sur le papier

SORA promet de générer des vidéos à partir de simples prompts textuels. Imaginez : vous tapez « Un ninja fait du skateboard dans un décor cyberpunk sous la pluie » et boum, magie, une vidéo apparaît. Sur le papier, ça en jette (comme le PSG en 2021-22) ! En pratique… c’est une autre histoire.

2. Des résultats incohérents et irréalistes

Première déception : les vidéos générées sont souvent bourrées d’incohérences. Des personnages qui se déforment, des mouvements qui n’ont aucun sens, des objets qui apparaissent et disparaissent sans raison… Bref, le résultat ressemble plus à un mauvais trip sous acide qu’à une vidéo exploitable.

Et ne parlons même pas des visages ! Un coup, ils sont hyper réalistes, un coup, ils ressemblent à des personnages de jeux PS2. L’illusion ne tient que quelques secondes avant que le cerveau capte les bizarreries.

Lors d’un live de test avec mes élèves, nous avons pu constater les magnifiques trompes d’éléphant générées par SORA… »

3. Un contrôle quasi inexistant

L’un des plus gros problèmes de SORA, c’est le manque de contrôle. On peut bien sûr affiner son prompt, mais on reste à la merci de l’interprétation de l’IA. Impossible de peaufiner un mouvement précis ou d’ajuster une animation sans repartir de zéro.

Pour les créateurs de contenu qui aiment maîtriser leur travail, c’est frustrant. Pour un rendu pro, on est encore très loin de remplacer un motion designer ou un réalisateur.
Quand on sait ce qu’est capable de faire dans ce domaine Runway, un de ces concurrent les plus sérieux, on se dit que SORA est vraiment à la traine.

L’animation vectoriel est catastrophique ! Je lui ai donné à animer le logo de Mapping Motion et le résultat ressemble à ça…
La physique est également particulièrement mauvaise. Impossible par exemple d’avoir une balle rebondissante convainquant.

4. Une hype totalement disproportionnée

Comme d’habitude avec les nouveautés en IA, tout le monde s’excite. Mais soyons honnêtes : à l’heure actuelle, SORA est plus une curiosité qu’un vrai outil de production. Les démos impressionnantes d’OpenAI sont soigneusement sélectionnées et optimisées. Dans la réalité, les résultats sont bien moins convaincants.

Oui, c’est une prouesse technologique. Non, ça ne va pas remplacer les vidéastes demain matin. Au mieux, ça servira à générer des bases pour du prototypage rapide, mais pas à produire des vidéos finales de qualité.

5. Des alternatives plus prometteuses : Storyboard et REMIX

Bien que SORA laisse à désirer en matière de contrôle, d’autres outils d’OpenAI pourraient offrir des solutions plus viables pour les créateurs exigeants.

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Storyboard : plus de contrôle pour les narrations visuelles

Storyboard est un outil permettant de structurer une vidéo sous forme de scènes pré-établies avant la génération complète. Plutôt que de se fier uniquement à un prompt textuel, les utilisateurs peuvent définir un enchaînement précis des plans, facilitant ainsi le contrôle sur la narration et l’esthétique globale. Cela représente un avantage considérable pour les créateurs de contenu qui cherchent une cohérence visuelle et narrative plus aboutie.

REMIX : une approche plus personnalisable

REMIX est un autre outil qui permet de modifier des vidéos générées plutôt que de repartir de zéro. Il offre la possibilité d’ajuster des détails spécifiques après génération, comme les mouvements des personnages, les couleurs ou encore certains effets visuels. Cette flexibilité en fait une option intéressante pour ceux qui veulent affiner leurs créations sans subir les limites de SORA.

6. Un prix pas du tout rentable

Autre point qui pose problème : le prix. SORA est proposé à 20 $ par mois dans une version light ou 200 $ pour une version complète, soit 2400 $ par an, ce qui peut sembler raisonnable pour un outil de production, mais la version complète à 2400 $ par an est tout simplement hors de prix au vu des performances actuelles. Cependant, au vu des limitations et des incohérences de génération, il est difficile de justifier un tel investissement. À ce stade, payer pour un service qui produit des vidéos inutilisables ou nécessitant trop de corrections manuelles n’a tout simplement aucun intérêt pour les professionnels du motion design.

7. Un avis partagé : Consultez aussi le test de Numérama

Si mon avis sur SORA vous semble sévère, sachez que je ne suis pas le seul à le penser. Le site Numérama a également testé l’application et partage un constat similaire : malgré des avancées impressionnantes, SORA est encore loin d’être un outil fiable pour la production professionnelle. Je vous invite à consulter leur test pour une analyse complémentaire.

8. Conclusion : Un gadget, mais des alternatives à surveiller

SORA montre des promesses, mais il est encore loin d’être l’outil révolutionnaire que certains annoncent. Pour le moment, c’est un jouet sympa pour expérimenter, mais pas un outil fiable pour un usage professionnel.

Toutefois, Storyboard et REMIX offrent des perspectives plus intéressantes. Ils pourraient bien être les outils qui, à terme, permettront aux créateurs d’avoir une vraie maîtrise sur leurs vidéos générées par IA.

Bref, si vous êtes motion designer ou vidéaste, vous pouvez dormir tranquille : votre job n’est pas encore en danger. Mais restez quand même attentifs… l’IA avance vite, et peut-être qu’un jour, elle finira par tenir ses promesses.

Jeremy de Mapping Motion

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